archéologie

SPATIAL ARCHEOLOGY

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2012, Urban Planning

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School project 2012

Teacher : Marc Armengaud

Il s’agit ici de concevoir le projet contemporain comme une archéologie du réel, un conservatoire spatial face à la crise des identités.

Les projets souterrains ont souvent été associés à la conservation et à l’archive. Ce sont des projets qui s’esquissent en temps de crises, de climat de peur, de l’antiquité à la guerre froide. Espaces protecteurs pour fuir un environnement hostile, on s’attachera à leur statut salutaire comme point de départ.

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Le projet contemporain doit bien souvent se confronter à un site à la généalogie complexe, à des couches construites successives, apparentes ou non, qu’on se doit d’incorporer dans un raisonnement projectuel. Il est d’autant plus essentiel que le site qu’on traitera ici n’est pas anodin : projet moderniste, c’est une dalle de la banlieue parisienne qui a connu une crise identitaire profonde dans les années 80. Elle fut par la suite transformée par deux fois, la déconnectant profondémment de ce qui fit sa spécificité, face à des rénovations qui s’appliquaient à la banaliser. Comme si la “normalisation” étaient la solution pour qu’un urbanisme de dalle devienne identique aux pavillons voisins.

On s’accepte comme antiquaires de la modernité afin de réhabiliter la valeur d’un patrimoine à même d’être le support privilégié de la construction de mémoires collectives. Cette opération permettrait d’inscrire des références identitaires dans l’espace, et donc dans la durée, par delà les crises et les mutations.

Cette généalogie du projet, on la conçoit dans le basculement tridimensionnel, et la multiplication des modalités du rapport au sous-sol, substrat de la dalle.


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 On fragmente la dalle pour explorer plusieurs paradigmes architecturaux, découlants chacun d’une référence, procédant du pastiche. Chaque paradigme entretien un rapport spatial différent à son sol et son sous-sol, et par extension, son espace public.

On renoue avec l’exposition universelle de 1970, qui vit le Val d’Argent primé, via la mise en spectacle de son espace public.

Au final, cette démarche est elle-même le symptôme d’une époque où la valeur du patrimoine est mythifée et où la référence et l’emprunt sont prétextes à faire projet.

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